Eurochestries – Congrès 2026 – Budapest

Congrès d’Eurochestries International — Budapest 2026

Il est toujours précieux de rencontrer des passionnés qui partagent un même idéal : mettre en valeur les jeunes musiciens. Lorsque s’y ajoute la volonté de les réunir avec leurs pairs venus des quatre coins du monde, en leur offrant une expérience orchestrale et humaine hors du commun, tous les ingrédients sont réunis pour faire d’Eurochestries International un festival véritablement unique.

Ma première rencontre avec les festivals Eurochestries remonte à l’orchestre à cordes de l’École FACE de Montréal. Cet ensemble de jeunes du niveau secondaire, dirigé par Theodora Stathopoulos, a présenté à l’été 2009, au Festival Eurochestries de Vienne (France), ma Suite du Promeneur. Quelques mois plus tard, en septembre de la même année, on m’a confié le poste de compositeur en résidence pour le 35e anniversaire de FACE — c’est ainsi que Theodora m’a fait découvrir ce festival exceptionnel.

Voici comment Eurochestries se décrit lui-même :

« Des festivals pas comme les autres : priorité à la rencontre, au partage, à l’amitié, grâce à la musique. Ils accueillent des orchestres symphoniques et à cordes, des chorales et des ensembles de musique de chambre, réunissant de jeunes musiciens de haut niveau (15 à 25 ans) venus du monde entier. Pendant le festival, les participants se produisent en concert avec leur propre programme, mais travaillent également ensemble au sein d’un grand orchestre international en vue du concert de clôture. Les concerts des festivals Eurochestries rendent la musique classique accessible à tous les publics et en tous lieux. »

La confiance que m’a accordée le président d’Eurochestries International, M. Claude Révolte, s’est concrétisée dès 2012 par une commande d’œuvre inspirée de la vie de l’écrivain et aviateur français Antoine de Saint-Exupéry. Il en résulta mon poème symphonique Saint-Exupéry : de cœur, de sable et d’étoiles. Une deuxième commande suivit en 2017, dans le cadre d’un collectif réunissant cinq compositeurs de cinq pays différents autour du thème des changements climatiques : La Symphonie planétaire, ma pièce Mutations en constitue le premier mouvement. Ces deux œuvres furent créées lors du Festival Eurochestries en Charente-Maritime, dans les villes de Jonzac et de Pons, par des orchestres réunissant des jeunes venus d’Estonie, d’Espagne, d’Italie, de Serbie, de Chine, de Turquie, de Russie, du Brésil, du Québec et de France.

C’est précisément cette communauté — tissée au fil des ans dans l’amour partagé de la musique — qui m’a conduit à participer au Congrès Eurochestries, tenu à Budapest du 26 février au 1er mars 2026.

Nous étions accueillis par Gábor Horváth, chef de l’Orchestre symphonique des jeunes St. Stephan de Budapest, professeur et ambassadeur d’Eurochestries International en Hongrie. Parmi les participants figuraient notamment : Jüri-Ruut Kangur (Estonie), membre des conseils d’administration de la Fédération européenne des orchestres (OEFed) et de l’Association allemande des orchestres amateurs (BDLO), professeur de direction d’orchestre, assistant à l’Orchestre symphonique de l’Université d’Osnabrück et compositeur ; Artūras Alenska (Lituanie), directeur de l’Orchestre symphonique des jeunes « Simfukai » Balys Dvarionas à Vilnius ; Unn Christel Berg Aune (Norvège), membre du conseil d’administration de l’OEFed, vice-présidente de l’Association norvégienne des orchestres de jeunes (UNOF), présidente du NOR59 String Institute à Oslo et cheffe de chœur ; Fanny Bisselbach (France), directrice du Conservatoire de Rochefort ; ainsi que Lizzi Ce Iniceros (Mexique), cheffe d’orchestre et membre du conseil d’administration d’Eurochestries International.

Les sujets abordés lors du congrès étaient riches et variés : bilan des festivals de l’été 2025 ; présentation des festivals à venir en 2026 ; lancement du Concours international de composition 2026-2027 ; présentation de l’OEFed et de son prochain festival, qui se tiendra en Norvège en 2028. Les discussions ont également porté sur le recrutement des orchestres et les défis qui y sont associés, sur le développement de partenariats — notamment les retombées positives de l’accréditation Erasmus+ — ainsi que sur la plateforme ELISE, qui agit comme agrégateur de bibliothèques musicales pour le répertoire orchestral.

Le congrès s’est aussi distingué par un concert remarquable mettant en vedette la jeune pianiste française Clémentine Spinosi, lauréate du Concours International de Piano de Cognac, accompagnée de l’Orchestre des jeunes St. Stephan sous la direction de Gábor Horváth, à la salle du St. Stephen Music House.

Certains participants sont des collègues que je côtoie depuis plusieurs années ; d’autres sont de nouvelles connaissances avec qui j’espère entretenir des liens durables. Car c’est là, au fond, l’essence même d’Eurochestries : des amitiés sans frontières, unies par la musique.

En souvenir de ce congrès, voici quelques photos :

Louis Babin et Gábor Horváth

Louis Babin, Clarice Zdanski et Carol Daly

Louis Babin et le vent de la Vendée

Louis Babin, Victor González Sanchez, Yuan Yuan Li, Taiping Wang et Magdalena Garrido Rodriguez

Louis Babin et Anne Bernard

Louis Babin et Taui Castro

Louis Babin et Jüri-Ruut Kangur

Louis Babin et Laurent Jacquier

Lizzi Ce Iniceros, Vania Chávez Cerón, Yuan Yuan Li et Louis Babin

Gábor Horváth et l’Orchestre des jeunes St. Stephen de Budapest.
À la table !
De gauche à droite : Fanny Bisselbach, Laurent Jacquier, Anne Bernard, Artūras Alenskaks, Aimeric Van Iseghem, Clémentine Spinosi, Claude Révolte, Taiping Wang et Louis Babin